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L’auto-compassion, un levier de transformation

on novembre 26, 2015 in Blog, Homepage with 1 comment by

Les déceptions sont inévitables  : Paul s’est investi corps et âme dans un projet de restructuration, il a échoué et il a été remercié. Jacques, Directeur stratégique, a mobilisé ses équipes autour d’une nouvelle vision quand la Direction générale a changé et lancé un nouveau projet. On lui a demandé alors de vendre « le contraire ». Sylvie, manager d’un département R&D, a défendu une solution technique pour éviter des risques à son entreprise, mais elle n’a pas été suivie.

A ces exemples d’investissement fort, que ce soit en énergie, en engagement émotionnel, en management, correspondent autant de déceptions, sensations d’échec et pensées d’impuissance qui s’y attachent en cas de non-réussite.

Ces expériences font émerger non seulement des doutes sur notre valeur, notre utilité et notre performance mais surtout nous vivons avec un “bien-être émotionnel perturbé”, voire en crise pour certaines personnes.

Se pose alors la question de comment faire face à ces déceptions inévitables ? J’observe le plus souvent ces trois attitudes :

  1. « L’autocritique égocentrique » : « J’aurais pu faire mieux », « Je n’ai pas trouvé les bons arguments », « Je n’arrive pas à m‘imposer »… En synthèse, nous nous critiquons, nous nous reprochons de ne pas être parfait, nous nous harcelons avec des jugements et nous finissons par nous engager dans des axes d’amélioration.
  1. « L’attaque personnalisée » : « Pourquoi ils ne m’ont pas demandé mon opinion ? » « Ils n’ont qu’à subir les conséquences eux-mêmes », « si c’est ça le management … »… C’est une autre façon de faire face à notre inconfort intérieur : nous nous retournons contre les autres en les accusant de ne pas avoir bien agi et nous finissons par énumérer toute une série d’axes d’amélioration … pour les autres.
  1. « Le retrait relationnel » : « Ils ne comprennent pas les conséquences de leurs actes mais je ne vais rien leur dire », « je me dissocie de leur décision et je cherche un autre job », « je n’aurais jamais dû faire confiance à leur parole » … En adoptant cette attitude pour détourner notre esprit de notre inconfort émotionnel, nous rompons la relation et nous nous retrouvons seul.

L’obsession d’amélioration peut aggraver la situation 

Ces trois réactions, pourtant si différentes, convergent sur un point, celui de l’amélioration. Pour pouvoir avancer, donner une raison à l’expérience et se “reprendre en main”, nous nous fixons l’objectif de faire mieux la prochaine fois et nous aggravons ainsi notre situation.

 “Refaire plus de la même chose en espérant que le résultat change” est la formule parfaite pour un échec assuré.

Non seulement  il n’y a jamais de « prochaine fois » identique mais en plus ces actions ne modifient pas notre état d’esprit de façon durable : les relations ne s’améliorent pas vraiment, l’obsession d’amélioration nous éloigne d’une sensation de valeur et notre goût pour la performance s’atténue… ce qui génère à nouveau le cycle de destruction ! Force est donc de constater que les émotions que nous souhaitons éviter nous poursuivent et finissent pour nous contrôler. Nos sensations n’évoluent plus et se figent…, et nous nous figeons avec elles.

La Dynamique Alternative® : Limiter l’envie de s’améliorer pour trouver l’audace de se déployer

La Dynamique Alterntive® consiste à changer la relation que nous entretenons avec nous-même en cas de sensation d’échec et de parier sur la force de l’auto-compassion qui mène non pas à l’amélioration forcée mais au « déploiement sensé ».

Au lieu d’adopter l’une des trois approches d’amélioration citées plus haut, nous pouvons développer la compassion envers nous-même et nous déployer en 4 étapes :

  1. Constater la douleur émotionnelle liée à l’expérience,
  2. Accepter que cette douleur est humaine et qu’elle nous rappelle notre vulnérabilité,
  3. Explorer avec bienveillance et honnêteté nos propres croyances et espoirs déçus,
  4. Faire confiance à l’idée que la bonne réponse arrivera au bon moment, ce qui permet de grandir et de se réengager autrement.

Concrètement, Paul a :

  1. exprimé sa déception, son sentiment d’injustice et sa sensation de dévalorisation,
  2. accepté que le fait d’« échouer » est inhérent au choix d’être un leader, qu’il n’est pas ni à l’abri de cela, ni du choc émotionnel qui va avec,
  3. compris qu’il croyait que ce genre d’expérience ne lui arriverait jamais, que les décisions doivent toujours être justes (surtout pour lui!) et qu’il aurait le soutien inconditionnel de son manager,
  4. constaté que, cinq mois plus tard, il a reçu un appel d’un ancien collègue qui souhaitait bénéficier de son expérience et qui l’a recruté pour mener un projet d’efficacité collective.

Comment faites-vous pour être bienveillant avec vous-même quand les choses ne vont pas comme vous le souhaitez ?

Pour aller plus loin, lisez : “L’auto-compassion de Christopher K. Germer” et tester votre compassion avec le test l’Échelle de compassion envers soi-même, publié par la psychologue Kristin Neff, qui mesure trois composantes de la compassion envers soi-même.

De la compulsion émotionnelle au choix relationnel

on novembre 4, 2015 in Blog, Homepage with no comments by

« Comment puis-je agir autrement qu’en interrompant la discussion dès que l’atmosphère devient conflictuelle ? ». « Comment puis-je arrêter de me justifier dès qu’on me pose une question ? ».

C’est ainsi que deux dirigeantes formulent leurs demandes lors de leurs séances respectives de coaching.

Ne pas savoir agir autrement que « d’une certaine manière », nous indique que nous sommes pris dans un comportement relationnel compulsif.

Nous avons perdu notre capacité à choisir notre action dans cet espace qui existe entre « un déclencheur » et « une action », cet espace que le neurologue et psychiatre autrichien Viktor Frankl décrit comme l’espace de la liberté humaine.

Toutes nos actions et nos décisions ont une base émotionnelle. Toute personne qui persiste à ignorer sa dynamique émotionnelle propre, finira par agir par compulsion émotionnelle et perdra ainsi son aptitude à faire des choix relationnels en fonction des personnes, des enjeux, de la situation, de son propre état intérieur.

Or, la qualité relationnelle est une source majeure de réussite pour tout projet, qu’il soit individuel ou collectif, personnel ou professionnel.

Comment récupérer la liberté de choix ? En alliant acceptation et discipline, c’est-à-dire :

  1. Accepter que nous sommes des êtres humains, essentiellement mis en mouvement par une dynamique émotionnelle qui est propre à chacun.
  1. Connaître ses « déclencheurs klaxons » : j’ai pu observer dans mon bureau que mes clients réagissent tout à fait différemment par rapport à des bruits de klaxons provenant de la rue. Quelques clients se sentent immédiatement irrités, voire agressés et ils ont tendance à me dire que le klaxon « les met en colère». Or ceci n’est pas juste. Le klaxon, lui, est neutre. Il ne peut que déclencher une irritation que nous avons à l’intérieur. La preuve, d’autres clients n’entendent même pas le klaxon et d’autres encore le remarquent, le nomment et font un commentaire du genre « c’est désagréable ce matin» et l’échange continue.

Les indicateurs que nous sommes en présence d’un déclencheur : (1) nous sommes irrités, (2) nous voulons agir, notamment fuir ou agresser et (3) nous avons des pensées peu valorisantes du genre : « pourquoi encore moi ? », « jamais tranquille », « il a toujours un commentaire », « je perds mon temps », « il n’a qu’à aller à l’essentiel »…

  1. Identifier ses « réactions compulsives » :  Partir systématiquement quand l’atmosphère se tend, parce que l’on est incapable d’agir différemment, est un comportement compulsif, tout comme couper la parole dès que l’on ressent de l’impatience ou encore se défendre dès que l’autre émet un doute ou pose une question. Savoir les identifier et leur donner une étiquette, comme par exemple « klaxon impatience » permet de s’en libérer plus rapidement.
  1. S’engager avec discipline : Pour nous libérer de ces comportements, nous avons trois possibilités :
  • choisir un autre comportement pour remplacer le « comportement par défaut »
  • agir consciemment par compulsion
  • respirer pour accroître l’espace entre déclencheur et action.

Ma première cliente a choisi de remplacer son comportement compulsif « interrompre la discussion dès que l’atmosphère se tend » par « je pose au moins deux questions pour gagner du temps ».

Mon autre cliente a appris à remplacer son comportement compulsif de justification en respirant deux fois avant de répondre et en remplaçant systématiquement son expression « parce que » par « pour que ».

Toutes deux ont ensuite été capables d’identifier leurs autres déclencheurs majeurs et elles ont accru au fur et à mesure leur potentiel d’action et leur manière de diriger.

Viktor Frankl a dit «  Entre le stimulus et la réponse il y a un espace, dans cet espace se trouve notre pouvoir de choisir notre réponse et dans notre réponse se trouve notre capacité à grandir et à devenir libres ».

Tant que nous sommes assujettis à nos réactions compulsives, nous sommes coupés de notre potentiel de liberté.

Tant que nous sommes coupés de notre potentiel de liberté, nous ne pouvons pas réinventer nos relations et mener des transformations d’envergure.

Et dès que nous retrouvons notre liberté intérieure, nos possibilités et notre inspiration s’accroissent de manière visible « à l’extérieur ».

Joie, leadership et vulnérabilité

on octobre 6, 2015 in Blog, Homepage with 1 comment by

Diriger avec joie mène à la découverte de soi …. c’est ainsi qu’un Dirigeant résume son parcours de coaching.

Souvent hésitant, se posant la question du sens et ressentant la frustration, Michel, Dirigeant et membre d’un Comité de Direction, s’est engagé dans un parcours de coaching pour comprendre l’origine de ses hésitations et retrouver sa joie d’être dirigeant et sa force d’inspiration. Michel m’explique qu’il a tout essayé pour comprendre son problème et accepte finalement – tout en exprimant sa méfiance – d’explorer le royaume de ses émotions pour retrouver sa joie et son rêve.

La joie est la seule émotion primaire positive. Et comme toute émotion, elle est une énergie en mouvement qui nous incite à agir, consciemment ou inconsciemment. Nous portons tous l’émotion de la joie en nous. Mais beaucoup d’entre nous avons perdu notre capacité à la vivre parce que nous avons oublié …. comment la ressentir.

Si nous avons oublié comment la ressentir, c’est parce que ressentir nous rend vulnérables. Vulnérables aux émotions négatives, vulnérables en termes d’image, vulnérables par rapport à l’exigence de la perfection que tout leader s’octroie et recherche.

S’ouvrir à la joie implique de s’ouvrir à toute la palette émotionnelle. L’une ne va pas sans l’autre comme la nuit n’existe pas sans le jour.

Tout leader qui décide d’engendrer sa propre joie en choisissant sa vocation sera obligé d’incarner ce qui est important pour lui et de s’exposer au regard de l’autre.  S’exposer comporte le risque de ne pas plaire, d’être critiqué, de ne pas correspondre à l’image véhiculée par une organisation, un leadership model en viguer ou une attente exprimée par un hiérarchique.

De nombreux dirigeants nient leur vulnérabilité et ils ont investi leur énergie pour se montrer parfaits ou ils s’en protègent pour éviter de ressentir les émotions négatives, les doutes… Pourtant, les incertitudes, les imprévus et les doutes sont le quotidien de tout leader qui œuvre dans un monde VUCA qui est volatile, incertain, complexe et ambigu.

Choisir la joie ouvre à la vulnérabilité et il appartient à chaque leader de choisir la manière dont il veut vivre avec elle : la nier, la cacher, l’embrasser …

Quoi qu’un leader décide, il doit composer avec l’exposition émotionnelle s’il veut accomplir son destin et découvrir la joie.

Comment être un leader qui inspire si on s’est coupé de son ressenti ? Comment demander un engagement aux autres sans prendre en compte le risque de l’exposition relationnelle ?

Comment faites-vous pour vivre avec votre vulnérabilité ? Quelle est votre « stratégie joyeuse » ?

Le dirigeant, le sens et les bougies de la vie

on septembre 15, 2015 in Blog, Homepage with no comments by

C’était la rentrée avec toute sa splendeur, son dynamisme et ses défis. Maintenant c’est le quotidien qui reprend. Les uns profitent de “l’après-rentrée” pour définir un nouvel projet, les autres se concentrent déjà sur les réunions budgétaires et d’autres encore continuent à se poser des questions sur leur valeur ajoutée.

De mon coté, j’ai profité du film “En quête de Sens” de Nathanael Coste et Marc de La Ménardiere pour approfondir mes questions existentielles, vérifier mes motivations et renouveler mes approches de coaching pour pouvoir accompagner mes clients qui évoluent dans un monde VUCA qui se fait sentir avec de plus en plus de véhémence.

Pour “ma séance de la rentrée” je reçois Paul, Dirigeant d’une activité qui subit de fortes turbulences, qui ouvre sa séance avec la thématique suivante :  “Je vais prendre une nouvelle responsabilité d’ici deux mois. Quel est l’héritage que je laisse après 5 ans ?”. Et c’est le symbole de la bougie … managériale qui nous a servi pour répondre à sa question.

Toute vie managériale, toute vie de dirigeant a une intensité particulière et une durée forcément limitée. Cette vie managériale, qu’elle soit courte ou longue, peut être fascinante de bout en bout, compliquée mais riche d’expérience, ou encore semée d’obstacles. Une manière de se représenter son « temps managériale » est le symbole de la bougie. Cette bougie allumée mettra plus ou moins de temps à se consumer, à l’image de la vie managériale, inévitablement amenée vers une fin.

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Afin de répondre à sa question de “quel héritage laissé”, Paul prend le temps d’identifier la forme de sa bougie personnelle – sa valeur ajoutée -, le temps de lumière qui lui reste – 2 mois – ainsi que la lumière qu’il souhaite laisser après son départ – une fierté de ses équipes et un terrain d’opportunités pour son successeur.

Paul profite également de se moment de questionnement pour travailler “sa bougie de vie” et identifier ses sources d’inspiration, ses freins personnels et le sens qu’il souhaite apporter à sa vie de dirigeant qui se résume à : “Valoriser ses équipes qui s’engagent à mener des transformation sans avoir de repères stables”.

Et pour rester concentrer sur “sa bougie de vie”, voilà les trois questions que Paul s’est posées et qu’il continue à se poser tous les mois :

  • Quelles sont les sources de joie dont je prends soin ?
  • Quel genre d’héritage ou d’empreinte est-ce-que je souhaite laisser ?
  • A quoi dois-je renoncer maintenant pour que mon organisation se développe ?

Je constate avec joie que les dirigeants qui osent s’arrêter pour se poser des questions de fond retrouvent un bel élan, un sens renouvelé et une nouvelle stratégie de succès.

De cette façon, ils donnent un sens plus profond à leur métier de dirigeant dans un monde en mutation.

Ils prennent « soin de leur bougie de vie », c’est-à-dire de leur énergie, de leur véritable projet, de leur inspiration et ils encouragent leurs équipes à faire de même.

Quelle est la forme et la lumière de votre bougie ?

La joie et le cimetière des âges véritables

on juin 24, 2015 in Blog, Homepage with no comments by

Parfois une histoire nous touche plus qu’un long discours, parfois une histoire nous permet même de changer notre comportement. Et voilà une de ces histoires …..

C’est l’histoire de Martin, un homme inquiet. La nuit il dort mal, car il a peur que le jour ne se lève plus. Les jours de pluie, il s’enferme de peur de glisser et de se casser quelque chose. S’il reçoit un compliment de son manager, il craint de le décevoir la prochaine fois. S’il doit présenter son budget, il craint d’être ridiculisé. S’il doit annoncer un projet de transformation, il craint le nombre d’actions à mener …

Martin est la proie de ses propres peurs.

Un jour néanmoins, Martin trouve le courage de sortir pour se promener. En fin de journée, il arrive près d’un cimetière à l’entrée d’un village qu’il ne connaît pas. Les tombes sont magnifiquement entretenues, décorées de fleurs fraîches parfumées. Mais une chose bizarre attire son attention : l’âge des morts.

Sur une tombe, il lit : « Ci-gît Théodore S., il a vécu 332 jours et demi ». Sur une autre tombe « Ci-gît Sabrina J., elle a vécu 9 jours ». Sur une autre encore « Ci-gît Mokthar B., il a vécu 31 jours… »

D’autres personnes avaient vécu un jour, ou dix, ou cent, ou mille.

Intrigué et un peu désorienté, Martin change d’allée et ici les épitaphes sont différentes. Il lit sur une tombe        « Sa-gât Grar K., il a vécu 300 jours et permis 15 ». Sur une autre tombe, il lit «Sa-gât Katiria S., elle a vécu 32 jours et a permis 52 ». Sur une autre encore, « Sa-gât Rafun R., il a vécu 330 jours et a permis 430 ».

Martin, toujours intrigué, voire inquiet, quitte le cimetière et entre dans le village.

Sur la place, un ancien est assis sur une pierre, à l’ombre d’un mûrier. Martin le salue et s’assoit à côté de lui. Il lui demande le secret du mystère des épitaphes.

L’ancien à la longue barbe sourit : « Sache, mon ami, qu’ici on écrit sur la tombe du mort…

… le nombre de jours où le défunt a été heureux, pleinement conscient du bonheur d’être.

Car pour nous, ce sont ces seuls jours qui méritent d’être réellement comptés dans toute une vie».

« Et dans l’autre allée, qu’inscrit-on sur les tombes ? », demande Martin. L’ancien, avec un regard profond et bienveillant, répond :« Là, on écrit sur la tombe du mort …

 … le nombre de jours où il a été heureux et le nombre de jours où il a participé au bonheur d’un autre.

Car au fond, qu’est-ce qui est le plus important, son propre bonheur, celui de l’autre ou les deux … ? Qu’en penses-tu Martin ? »

Et si demain, on devait écrire de ces deux manières votre épitaphe, qu’en serait-il ?

Qu’est-ce qui est important pour vous ? Et comment cela se reflète dans votre projet professionnel et votre posture de leader ?

Adaptation de l’histoire d’origine venant de la Syrie, citée dans le “Laboratoire du Bonheur”  

Successful leaders respect the “Invisible Line of Freedom”

on juin 4, 2015 in Blog, Homepage with no comments by

As a Business Coach, I regularly meet with Leaders, who have chosen to transform their organization, engage people and make a difference in the life of others.

Although being diverse in personality, different in their leading styles and unique in their way to succeed, all these successful leaders have in common three major points:

  1. the deep desire to innovate and to transform what is not working,
  2. the courage and power to convince with their ideas,
  3. the human capacity to inspire and to relate.

In contrast to the “Average Leader”, these amazing leaders are aware of what I call the « Invisible Line of Freedom ».

The Invisible Line of Freedom indicates the frontier, where the freedom of the other begins, where the other is free to choose. Ignoring this line creates fuzzy relationships, mutual frustration, hidden disengagement and useless ambiguity.

When leaders consistently ignore this line, they destroy their credibility, they loose their dignity to lead. 

Here are 3 indicators showing that a leader is ignoring the Invisible Line of Freedom :

  • He believes that others will act accordingly to his requests because he has explained the reason for action.
  • He designs processes to get things, people, change …  under control.
  • He ignores the human emotional and relational complexity, focuses on arguments and is driven by his (unconscious) fear to fail.

We all have our unique specific way to ignore the Invisible Line of Freedom. One of my former ways to ignore this “Invisible Line of Freedom” happened when I had the feeling that my client refuses to evolve despite all the advantages he sees in changing his mindset, action, project.

What is your way of ignoring the Invisible Line of Freedom of your employees, managers, kids …

Now how do successful Leaders manage to respect the genuine freedom of others ?

  • They develop a mindset, which enables them to ask questions more than forwarding answers.
  • They invest the necessary time to choose their meaning of life, they regularly investigate their existential questions, they remain open to feed-back … so that their presence, intention and expectations become clearer, individualized, inspiring and focused.
  • The way they relate, lead and decide is fueled with soul and meaning.
  • They are creating possibilities to encourage freedom to create engagement.

Exercise: How to recognize the Invisible Line of Freedom

  • Imagine a line in front of you.
  • Place it at the distance you feel right for you.
  • Say loudly: Here is the line where the freedom of the other begins.
  • Step beyond the line and take a moment to feel what it means to “violate” the “freedom space” of the other – write down what you feel and what comes into your mind
  • Now return to you own (safe) space
  • Decide what you will stop doing so that you respect more and more the Invisible Line of Freedom.

For inspiration, a speech of a Leader who made the line of freedom his focus point of Leadership: Here is what he tells himself …

“I have the willingness to guide you,
I believe in your capacity to grow and I am confident that you will help others to succeed,
I need your help and your engagement so that we can succeed collectively.

But : I do not have the power to think, act of feel on your behalf.
All what you do is your choice. All what you do is what you choose to do and not to do.
My power stops here, at this line.
We can talk about the line, we can create a collective line, we can move the line, but there is a moment when you have to choose.
And the choice you make is forever yours. And the choice I make, is forever mine.

What is your inner speech helping you to respect the Invisible Line of Freedom ?

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