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Guy Novès, un leader qui inspire par son authenticité

on février 25, 2016 in Blog, Homepage with no comments by

Guy Novès, l’entraîneur de l’équipe de France de rugby, inspire par son authenticité. Dans “Le Parisien” du 24 février 2016, il a répondu à des questions dont j’ai repris quelques extraits. Chacun entre nous peut s’en inspirer pour questionner sa posture, sa stratégie de succès collectif et sa relation à la vulnérabilité.

Guy Novès mène un projet de sens : « J’ai pris conscience que je faisais face à une responsabilité nationale ».

Il aime les gens et il investit dans la qualité relationnelle: « Il faut un peu de temps pour que les joueurs aient confiance en vous. Pour ça, il faut aimer les gens, ne pas les trahir ».

Il partage sa vulnérabilité : « J’ai la faiblesse de dire que ça (la confiance) commence à prendre forme. Je suis le même, mais j’ai très peur de décevoir ».

Tout dirigeant qui œuvre à partir d’une posture de sens et d’intelligence du cœur dégage une présence et une profondeur inspirantes qui lui sont propres.

Guy Novès partage ainsi une signature unique et une manière d’être, qui lui permet de faciliter la coopération, de relever les défis collectifs et de vivre l’incertitude comme un champ d’opportunités et non comme une source de menaces, créatrice de peur, d’agressivité et de repli.

Plus un leader se consacre à diriger en lien avec son propre sens retrouvé, plus il déploie sa propre humanité. De cette façon, il permet à un collectif de se réinventer et d’explorer de nouvelles stratégies de succès … que ce soit dans le jeu du rugby ou dans les interactions de l’univers « business ».

En revanche, obtenir cet impact nécessite un travail sur soi considérable, travail qui de plus n’est jamais achevé. Il est important de se regarder avec honnêteté, de faire face à ses peurs, ses convictions, ses qualités et de trouver le courage d’agir.

Des personnes comme Guy Novès, et d’autres dirgeants, ne sont pas à ériger en modèle dans un monde VUCA, un monde volatile, incertain, complexe et ambigu. Ils ne sont pas non plus une recette de succès à imiter.

Mais il est évident que partout où il fait bon travailler, où chacun éprouve, malgré les difficultés, le sentiment d’appartenir et de contribuer à un projet partagé (quel que soit sa taille), il est fort probable qu’alors, œuvre, à son niveau, un dirigeant, un manager qui a développé une approche de sens et d’intelligence de cœur

 Quelle est votre signature unique ?

Lire aussi : Libérer la très grande entreprise, engager ses acteurs dans une dynamique collective, article de Sabine et d’Olivier Basso, publié dans l’Expansion de Janvier 2016.

Echec ou Joie ? Diriger c’est changer ses habitudes … de succès

on février 15, 2016 in Blog, Homepage with no comments by

Lors d’une première  séance d’accompagnement, Bernard, dirigeant et membre du Comité de direction, me confie son désarroi: “C ‘est la 4ème réunion de mon comité de direction que j’anime. Je ne sais pas pourquoi mais à chaque fois je me trouve dans la même difficulté :

  • il n’y a pas d’interaction inspirante,
  • nous ne prenons pas de décision,
  • et je n’arrive pas leur faire comprendre qu’ils doivent changer.”

Comme Bernard, nous avons tous eu l’impression de nous retrouver encore et encore dans la même situation, avec les mêmes difficultés, le même agacement.

Pourtant, nous avons expliqué à nos interlocuteurs ce que nous voulons, nous avons changé notre regard, accepté de lâcher prise, modifié notre comportement, partagé notre agacement, exprimé notre vision, demandé de l’aide…

Et au fond rien ne change, toujours le « même trou noir qui absorbe tous nos efforts sans qu’il n’y ait changement ».

Voici un poème de Portia Nelson qui m’a été transmis par Beryl Marjolin, une spécialiste de l’approche de la “Pleine Conscience” (ou Mindfulness).

Il nous offre une variété de réponses possibles … à vous de choisir la vôtre …

Autobiographie en cinq courts chapitres

Chapitre I
Je descends la rue.
Il y a un trou profond dans le trottoir.
Je tombe dedans.
Je suis perdu et … sans espoir.
Ce n’est pas ma faute.
Cela me prend une éternité de sortir de là.

Chapitre II
Je descends la même rue.
Il y a un trou profond dans le trottoir.
Je fais semblant de ne pas le voir.
Je tombe à nouveau dedans.
Je n’arrive pas à croire que je suis au même endroit.
Mais ce n’est pas ma faute.
Cela me prend encore longtemps d’en sortir.

Chapitre III
Je descends la même rue.
Il y a un trou profond dans le trottoir.
Je le vois.
Je tombe quand même dedans… C’est une habitude.
Mes yeux sont ouverts.
Je sais où je suis.
C’est ma responsabilité.
Je sors immédiatement.

Chapitre IV
Je descends la même rue.
Il y a un trou profond dans le trottoir.
Je le contourne.

Chapitre V
Je descends une autre rue.

Echec ou Joie … ce que l’on peut en retirer ?

  • Notre vulnérabilité s’exprime quand nous avouons notre sensation d’impuissance de changer.
  • Notre courage émerge quand nous voyons que nous créons nous-mêmes cette « difficulté à répétition ».
  • Notre puissance joyeuse se manifeste quand nous changeons enfin une habitude profondément ancrée en nous.

Echec ou Joie … avez-vous une habitude à changer ? 

La solitude du dirigeant, source et poème d’inspiration ?

on février 2, 2016 in Blog, Homepage with no comments by

Jacques, Directeur Financier d’un très grand groupe industriel se pose la question : “comment vivre ma responsabilité de dirigeant en étant de plus en plus seul ?”

Cette question de la solitude du dirigeant, réalité bien connue, et depuis longtemps, semble se renforcer dans un monde VUCA, volatile, incertain, complexe et ambigu.

En effet, au lieu d’être en relation pour inventer de nouvelles solutions, les dirigeants se trouvent – avec leurs équipes et lors de réunions – dans un état que l’on peut qualifier de “seuls ensemble”

Ce sentiment de solitude nous révèle que nous sommes des êtres humains. Nous ne pouvons pas échapper à la solitude mais nous pouvons apprendre à l’apprécier comme un moment qui nous permet d’accéder au sens, un espace qui nous permet de reconnaître notre sensibilité, un lieu qui nous permet de nous confronter à nous-mêmes.

Savoir reconnaître et embrasser sa solitude est le meilleur levier de créativité pour tout dirigeant qui veut mener des transformations d’envergure, créer des liens et inspirer ses équipes.

Tout dirigeant qui accepte sa solitude dans toute sa profondeur sera récompensé par la rencontre avec la joie.
Et pour l’exprimer autrement …

 La solitude
Un état,
Une façon de vivre

La Solitude s’empare de moi à des moments inattendus,

Elle ne me quitte pas, où que j’aille, je la ressens.
Dans mon cœur, dans mon âme et dans mon corps.

La Solitude révèle mes angoisses enfouies,
Cherche son chemin à travers ma vie,
Elle me pousse à aller vers les autres, pour ne plus la ressentir.
Mais tous les soirs,  je me retrouve seul,
Avec ma Solitude !

La Solitude, une chance mal reconnue ?
Et si elle était la source de l’être ?
La réponse à notre quête ?
Le guide sur notre chemin ?
Et si elle était la voix de notre âme,
Qui seule peut se manifester dans la Solitude ?

La solitude, un état à explorer et à aimer,
Comme une fleur, un repas, un parfum …
La Solitude, qui une fois acceptée se transforme en Joie
La seule et véritable joie qui me  permet de rencontrer l’autre …
dans sa Solitude.

Sabine Henrichfreise

Libérer la Grande Entreprise : la puissance des collectifs inspirés

on janvier 25, 2016 in Blog, Homepage with no comments by

Sabine Henrichfreise et Olivier Basso

La Grande Entreprise mondialisée et cotée en Bourse court aujourd’hui le risque de faillir à sa mission de création de richesses, et à ses responsabilités d’acteur politique :

  • en ayant dissout l’esprit d’entreprendre dans la bureaucratie des processus et du reporting,
  • et en faisant l’impasse sur les aspirations profondes de leurs employés, leur désir de trouver un sens à leur travail, de contribuer à la marche des affaires et de manifester leur joie de vivre dans la réalisation d’une œuvre de création commune.

Pour faire face à ces défis considérables, dans un contexte d’incertitude généralisée, les grands dirigeants sont invités à adopter de nouvelles postures et à explorer de nouvelles manières d’être et de diriger.

Leur tâche est en effet complexe : comment piloter ces organisations géantes, déstabilisées par un manque de sens et en proie à trois grands maux un déficit de légitimité démocratique, la faiblesse de l’engagement des employés, et l’aplatissement de la vie créatrice dans l’entreprise ?

Chaque dirigeant se doit désormais d’innover pour lui-même !

Et réinventer sa stratégie de succès pour trouver sa manière unique de guider son entreprise afin de susciter des ruptures créatrices de sens, d’assurer des résultats financiers pour le futur de l’entreprise et de développer les richesses du collectif de travail (employabilité, solidité psychique…).

Le grand dirigeant, s’il veut marquer l’organisation de son empreinte singulière et laisser à ses successeurs un héritage inspirant, est celui qui se place au commencement d’une nouvelle ère – il y aura un avant et un après. Il bâtit sur l’existant, et transforme la crise de confiance en levier d’engagement, le sentiment d’impuissance en succès collectif, l’incertitude existentielle en espace d’opportunités.

Choisir consciemment de relever ce défi exige du dirigeant qu’il développe une nouvelle posture en prenant soin de trois dimensions, existentielle, émotionnelle et relationnelle.

Au delà de ses multiples formes, la nouvelle approche du dirigeant se construit en effet autour d’un triptyque fondamental :

a) la recherche assumée d’un sens,

b) l’intelligence du cœur,

c) et les pactes de liberté.

Sa démarche le conduit naturellement à réviser les modalités traditionnelles de la gouvernance et à proposer un nouveau dispositif, qui place le projet entrepreneurial vivant au centre de l’organisation.

Découvrez le contenu détaillé de nos propositions dans le dernier numéro de l’Expansion, Février 2016, en vente dans les meilleurs kiosques !

L'Expansion Février 2016

 

La créativité émerge avec la joie de désapprendre

on janvier 4, 2016 in Blog, Homepage with no comments by

Trois questions différentes pour un désir commun … Celui de réussir le nouveau !

  • Comment commencer ce nouveau projet que l’on m’a confié ?
  • Comment réussir dans cette nouvelle fonction pour laquelle on pense que j’ai les capacités nécessaires  ?
  • Comment sortir de cette impasse sans rompre mes relations avec mes collègues ?

A ces diverses questions correspondent des situations managériales variées. Les personnes concernées ne sont pas les mêmes non plus et pourtant, tout est relié par une même cause : celle du blocage créatif.

Quelles sont les trois origines de tous les blocages créatifs ?

Une croyance qui me pousse à douter de mes capacités et qui s’exprime dans : “Comment réussir dans cette nouvelle fonction pour laquelle on pense que j’ai les capacités nécessaires ?”

Une expérience qui m’a appris à accroître mon attention au démarrage et qui se manifeste dans : “Comment commencer ce nouveau projet que l’on m’a confié ?”

Un conseil qu’un dirigeant m’a donné lors d’un conflit avec mes collègues et qui refait surface quand je me dis: “Comment sortir de cette impasse sans entamer mes relations avec mes collègues ?”

Se limiter à ce que nous savons faire, à ce que nous avons appris auparavant, c’est parier sur une infinie répétition du passé. Or, le passé ne se répète jamais, le projet n’est jamais le même, la fonction n’est jamais ce qu’on a imaginé, le conseil ne s’applique jamais à 100 %.

Pour réussir un nouveau commencement, il suffit de prendre le risque de désapprendre, de suspendre les anciennes croyances, expériences et conseils et de rentrer dans une nouvelle posture …

… celle de « savoir réussir ce que l’on n’a jamais fait ».

Dans cette posture, nous faisons plus confiance à notre capacité créatrice qu’à notre expérience passée, nous choisissons d’être en relation avec l’autre et nous acceptons « d’échouer un peu » au lieu « d’être parfait toute de suite ».

Dans une véritable approche du nouveau, nous apprenons à récolter les fruits inattendus, aux endroits que nous n’avons pas imaginés, grâce aux personnes qui se sont révélées d’une aide précieuse et grâce aux opportunités surprenantes que nous avons pu saisir.

Avec la joie de désapprendre, nous cultivons notre créativité et notre créativité nous permet de réussir ce que nous n’avons jamais fait.

  • Comment commencer ce nouveau projet que l’on m’a confié ? En imaginant comment le finir.
  • Comment réussir dans cette nouvelle fonction ? En arrêtant de vouloir prouver à nos managers qu’ils n’ont pas eu tort de nous nommer.
  • Comment sortir de cette impasse sans rompre mes relations avec mes collègues ? En partageant l’impasse et notre envie de s’en sortir ensemble.

Commencer une année, un projet, une fonction, un partenariat nous invite à explorer notre capacité à être humain et de co-créer notre futur avec joie, avec l’autre et avec confiance.

Finir 2015 en joie, commencer 2016 avec un choix

on décembre 30, 2015 in Blog, Homepage with no comments by

Et si la transition d’une année à l’autre était une invitation à célébrer la vie ? L’année 2015 s’achève demain à minuit et la nouvelle année 2016 commence une seconde plus tard. Comment vivre cette transition dans la joie et la présence ?  Voilà les questions que je me pose :

Comment finir l’année 2015 avec joie ? En prenant 10 minutes pour se rappeler toutes les bonnes choses qui nous sont arrivées pendant cette année 2015 …. et ce avec un sentiment de bonheur.

Comment quitter l’année 2015 en paix ? En prenant 10 minutes pour se remémorer les moments, les situations qui nous ont créés de la tristesse, du chagrin, des soucis … et ce avec un sentiment d’acceptation.

Comment quitter l’année 2015 en relation ? En prenant 10 minutes pour penser aux personnes qui nous ont fait du bien, qui nous ont permis de grandir, qui nous ont permis de réussir et qui ont trouvé des mots de consolation …. et ce avec un sentiment de gratitude.

Et pour commencer l’année 2016, au lieu de prendre des résolutions, imaginez et osez poser des questions. 

Prenez 10 minutes pour imaginer ce que vous allez répondre aux trois questions précédentes en décembre 2016.

Prenez ensuite 5 minutes pour souhaiter la joie, la paix et le succès à trois personnes que vous connaissez et imaginez que ces personnes vivent une merveilleuse année.

Prendre 10 minutes pour écrire – avec votre main non dominante – les 5 questions les plus importantes pour vous,  enfermez votre écriture dans une enveloppe et confiez celle-ci à une personne de confiance. Et ensuite, faites confiance à la personne et à la puissance des questions.

Je vous souhaite une merveilleuse année 2016. Quelle soit marquée par la joie, le succès et la bienveillance.

 Que la joie soit avec vous.

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