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L’art de l’auto-sabotage

on juillet 10, 2017 in Blog, Homepage with no comments by

Lucien, un manager en charge d’une grande équipe vient en séance de coaching pour m’exposer sa problématique : « J’essaie vraiment d’intervenir en réunion de comité de direction mais je n’y arrive pas. Au fond, je ne vois pas comment intervenir en ayant un impact, mes messages restent ignorés et au final … cela ne marche jamais ».

A ma question : »comment vous vous êtes pris pour intervenir ? », Lucien répond :

–       J’ai attendu le dernier moment pour m’exprimer ;

–       Parfois une autre personne a déjà fait valoir mon idée ;

–       J’ai dit mon mon point mais je me fais interrompre ;

– …

S’agit-il d’un cas classique d’auto-sabotage ? D’une forme de résignation après un essai non transformé ? Ou d’une demande d’encouragements ?

Plusieurs hypothèses, plusieurs réponses possibles et « Lucien » a privilégié d’explorer l’hypothèse de l’auto-sabotage.

Nous faisons tous des auto-sabotages. L’indicateur qui peut nous le signaler sont ces expressions bien courantes : « je vais essayer » ou « j’essaye … vraiment », expression que Lucien a d’ailleurs employée.

L’origine de tout auto-sabotage est un conflit inconscient … dans le cas de Lucien, c’est le suivant :

Il souhaite suivre son désir de développement qui se résume par « je souhaite m’affirmer en comité de direction » et d’un autre côté, son dialogue intérieur le questionne : « Suis-je vraiment compétent, ai-je la permission de m’exprimer, ai-je le droit d’être entendu ? ».

Afin de résoudre un conflit inconscient, nous fabriquons souvent une sorte « d’illusion de solution » en essayant le comportement désiré de manière totalement inappropriée afin que le résultat escompté ne se réalise pas (auto-sabotage).

Quel est l’avantage psychologique de l’auto-sabotage : ce fonctionnement nous permet de montrer notre bonne volonté et notre envie de changer. Il nous permet de nous sentir très bien car nous « essayons tout » pour réussir tout en étant « secrètement » satisfait de ne pas y arriver.

Lucien ayant compris son autosabotage, il a fait le choix conscient : « Oui, mon point de vue est important et j’ai le droit de l’exprimer » et il clarifie son intention de cette manière: « je m’exprime pour enrichir le débat et non pour avoir raison ou être suivi ».

Identifier ses auto-sabotages est une bonne manière de progresser et voici 3 questions que vous vous pouvez poser :

  • Quels sont les comportements que j’essaye ?
  • Comment j’ai essayé pour que cela ne fonctionne pas ?
  • Comment faire l’inverse de que j’ai essayé ?

L’art de l’auto-sabotage se transforme ainsi en un souffle nouveau pour aller vers sa liberté.

Que la joie vous accompagne en 2017

on janvier 4, 2017 in Blog, Homepage with no comments by

C’est une nouvelle année qui débute, certains disent même qu’il s’agit d’un nouveau cycle de neuf années qui a commencé ce 1er janvier 2017.

Et si le futur pouvait nous parler ?

Comme chaque année, j’ai pris le temps de sonder ce que le futur peut bien attendre de nous : continuer sur la même voie ou envisager une manière d’être et d’agir autrement ? Plus d’efforts, de volonté, de dépassement ou plutôt un peu plus d’indulgence, de beauté et de responsabilité ?

3 renoncements pour 1 changement 

En ce qui me concerne, j’ai fait le choix de …

  • remplacer ma tentation à toujours donner par une capacité à partager,
  • arrêter mon approche « transformer le passé » pour œuvrer avec la matière du présent
  • renoncer à investir mon énergie dans une quête permanente de perfectionnement pour laisser plus de place à mes vulnérabilités, à la bienveillance et à l’innovation relationnelle.

Agir ensemble pour sortir de la solitude

Comme je suis convaincue qu’il est indispensable d’agir ensemble, j’ai demandé à une personne de confiance de m’aider dans ce changement, de m’encourager si je l’oublie et de m’informer des avancées, aussi petites soient-elles.

Et mon souhait pour vous

Que ce soit l’année ou le cycle… je vous souhaite une merveilleuse année 2017 qui vous attend déjà avec ses propres surprises, ses rencontres inattendues et vos succès inspirants.

Je vous encourage à retrouver et renouer avec vos rêves pour créer ainsi de la place pour que la joie, la magie et le futur puissent opérer en votre faveur.

Que mes vœux de joie, de bienveillance et de mise en mouvement de ce que votre cœur désire vraiment accompagnent votre année 2017 !

 

La tyrannie de l’excellence et ses dangers

on juin 24, 2016 in Blog, Homepage with no comments by

« Viser l’excellance« , « gérez vos ressources avec agilité », ou encore, « il faut optimiser votre temps », « améliorer la performance », « accélérer, être plus efficace » et « dépasser les objectifs de productivité » : c’est un florilège des phrases qui s’échangent dans les couloirs des entreprises, forment les conclusions des réunions et deviennent les mantras des managers.

Marie gère un grand projet de transformation. Pourtant grande fan (sic) de l’exigence, elle se sent enfermée dans cette mentalité d’excellence et elle doute maintenant de ses capacités à se montrer « à la hauteur des exigences » , « hautement performante », voire excellente.

En conséquence, elle décide d’entamer une démarche de coaching pour « retrouver son goût pour l’excellence« .

Elle découvre alors rapidement qu’elle a tendance à fixer la barre de l’exigible à un niveau exagérément élevé, pratique assez courante pour ceux qui s’e soumettent à cette tyrannie de l’excellence.

Elle comprend aussi que, vidée de tout sens, cette tyrannie de l’excellence engendre limites et faiblesses que Marie résumera ainsi :

  • à force de vouloir être efficace, je génère de l’inefficacité collective ;
  • mon exigence personnelle à être parfaite se manifeste en tyrannie intérieure et me coupe finalement de toutes mes capacités ;
  • ma demande assidue de performance se transforme en une culture de la peur : « peur de réussir, peur de manquer une occasion, peur de m’exprimer, peur d’être trop pertinente, trop différente, peur de prendre un risque, peur de transgresser une règle ou peur de respecter une règle….

Et finalement, constate Marie :

« ce culte de l’excellence me coupe de mes possibilités de me réaliser au travers de ma fonction professionnelle, qui pourtant me passionne ».

Afin d’inverser la spirale, Marie renonce à faire de l’excellence son seul moteur. Elle renonce également à vouloir tout contrôler pour laisser la place à la liberté de l’autre, ce qui signifie l’obligation de s’ouvrir à l’incertitude et aussi à l’imprévisible.

Quand l’exigence de l’excellence devient une injonction et non un choix, alors tout peut se transformer en angoisse qui inhibe notre créativité, notre performance et notre capacité à réussir. La peur d’être médiocre, de ne pas être à la hauteur, de ne pas correspondre à l’image d’excellence prend le pas sur notre choix de nous engager et de créer.

Ainsi, la culture de l’excellence devient un frein à l’excellence !

Marie a compris qu’elle ne peut donner le meilleur d’elle-même que dans un climat de liberté, plus responsabilisant. Elle a choisi de changer de fonction et gère maintenant sa propre unité opérationnelle et son projet de transformation toujours dans la même entreprise.

Elle fait attention à ce que son goût pour l’excellence reste un élan de motivation et non pas une force paralysant tout potentiel humain.

Elle exerce sa fonction de leader avec joie et obtient des résultats jugés… excellents !

Et vous, quelle est votre culture de l’excellence ?

 

La plainte : syndrome d’échec ou levier de transformation ?

on juin 16, 2016 in Blog, Homepage with no comments by

Jacques, manager en charge d’une mission importante, arrive en séance de coaching et m’annonce : « Je suis fatigué, rien n’avance, mon N+1 n’est jamais disponible et les réunions sont inefficaces. Par ailleurs, ma fille a de mauvaises notes et en plus, je dois tout préparer pour que nous puissions partir en vacances».

S’agit-il d’un discours isolé ou d’une parole généralisée ?

Si j’observe les échanges dans les entreprises, les partages au café et les discussions entre collègues, il me semble que « se plaindre » fait l’essentiel des échanges humains (et des mails !).

Je demande régulièrement à mes clients combien de fois par jour ils se plaignent. Comme il est difficile de répondre à brûle-pourpoint à cette question, je leur suggère de penser à ne pas se plaindre pendant les 24 heures suivantes. L’observation qu’ils font ensuite est au mieux surprenante, au pire terrifiante !

En effet, se plaindre est devenu une telle habitude qu’elle se glisse partout et c’est même pour certaines personnes un « état énergétique fondamental ».

Se plaindre, compétence humaine tout à fait normale, peut être le syndrome d’un échec, qu’il soit ressenti ou réel, individuel ou collectif. Car pour ne pas assumer sa responsabilité ou affronter son sentiment d’impuissance, l’option facile consiste à se plaindre de la situation, de l’autre, du temps…, en somme de toutes les choses que nous ne pouvons pas influencer.

Nous pouvons aussi nous servir de la plainte comme levier de transformation relationnelle.

Car derrière chaque plainte « se cache une envie, une motivation ou une énergie supprimée », celle de vouloir vivre des relations efficaces et créatives.

Voici ce qu’a fait Jacques (NB : il y a encore pléthore d’autres manières de transformer ses plaintes en levier) :

  • Je suis fatigué = je ne prends pas soin de moi –> je vais rentrer 10 minutes plus tôt
  • Cela n’avance pas = je n’arrive pas à motiver mon équipe –> je vais les écouter autrement
  • Mon N+1 n’est jamais disponible = je n’arrive pas à lui faire confiance –> je vais lui faire un retour positif
  • Les réunions sont inefficaces = je perds mon temps –> je vais réduire le temps de mes réunions de moitié
  • Ma fille a des mauvaises notes = j’ai peur pour elle –> je vais trouver un moment pour savoir ce qui lui fait plaisir
  • Je dois tout préparer pour les vacances = j’ai besoin d’aide –> j’organise un concours d’aide à la maison

Depuis cette expérience de 24 heures, Jacques a réduit son « quota de plaintes » de manière significative et il se corrige maintenant rapidement quand il se découvre « en action de plainte ». Résultat : ses relations sont plus efficaces et les choses avancent plus vite.

Vivre 24 heures sans me plaindre a été également révélateur pour moi. Comme Jacques, j’ai changé mon approche de manière radicale après cette expérience et la qualité de mes relations s’est beaucoup améliorée.

Osez vivre 24 heures sans plainte et découvrez de nouvelles possibilités d’expression !

Quel message dans un monde en transformation ?

on juin 10, 2016 in Blog, Homepage with no comments by

Malgré la diversité de messages que nous véhiculons, exprimons, relayons… tout être humain, tout dirigeant, tout manager, est porteur d’un message unique qu’il s’exprime de façon intellectuelle, émotionnelle ou inconsciente. Et ce message façonne toutes nos relations, notre leadership et notre manière d’aborder la vie, une nouvelle fonction, un engagement et un projet de transformation.

Connaître son message unique et l’incarner dans ses paroles, ses actes et ses gestes est primordial pour tout dirigeant qui souhaite influencer, encourager, diriger et transformer… ses relations avec authenticité.

Comment identifier son message unique ?  Voici trois questions que tout dirigeant peut se poser pour s’en approcher :

  1. Que dis-je quand il ne me reste rien ?
  2. Quels sont les messages que je ne supporte pas ?
  3. Que me dis-je à moi-même que personne ne sait ?

Pour exemple, les réponses que Paul, un de mes clients, a récemment identifiées :

  1. « J’ai le choix », voilà ce que je dis quand il n’y a plus rien.
  2. « Je compte sur toi » est le message que je ne supporte pas car je le vis comme de la manipulation.
  3. « Je ne mérite pas d’être heureux » voilà ce que je crois au plus profond de moi.

Le message que Paul faisait rayonner autour de lui était donc : « J’ai le choix, personne ne peut compter sur personne et seule la performance est importante ». Ayant identifié ce message, Paul a compris pourquoi son message officiel « réussir ensemble » avait du mal à générer un engagement.

Aujourd’hui, Paul a changé son message et il le répète, le distille et l’utilise comme boussole personnelle pour accompagner ses actions et son projet de transformation. Il fait surtout attention à créer de la cohérence entre ses actes, ses gestes et ses paroles au quotidien pour que son message soit compris et intégré par son organisation.

Voici une variante du message que Paul partage maintenant avec les personnes qu’il rencontre :

« Nous devons apprendre à nous aider pour réussir ensemble et il est important que chacun de nous trouve ce qui l’anime au plus profond pour venir travailler chaque jour. Face à ce qu’il nous arrive, nous avons toujours le choix et il nous appartient de l’exercer et de l’assumer ».

Vivre selon son message unique intérieur est non seulement une clé de succès pour toute personne qui souhaite diriger dans un monde VUCA mais c’est aussi une manière de retrouver sa véritable joie d’être et d’agir.

Et vous, quel est votre message intérieur ?

 

L’Amour, le Pouvoir et le Sens, les ingrédients de toute transformation

on juin 2, 2016 in Blog, Homepage with no comments by

L’amour, le pouvoir et le sens : trois mots chargés de significations multiples qui ne laissent personne indifférent. Trois mots qui décrivent trois forces qui semblent rarement compatibles et vont souvent jusqu’à s’opposer.

Pourtant, ces trois dimensions – Amour, Pouvoir et Sens – se trouvent au cœur de toute dynamique de transformation, de tout acte de leadership, de tout défi personnel.

Que ce soit le dirigeant qui veut réussir un projet en rassemblant ses équipes,  un collectif qui souhaite laisser son empreinte sur un projet ou encore un chef de projet qui doit rallier les acteurs autour d’une ambition sans pouvoir hiérarchique : tous ces acteurs doivent prendre en compte ces trois forces structurantes, dynamiques et créatives pour mener leur projet au succès.

Dans les accompagnements de coaching collectifs et individuels que j’ai menés depuis 15 ans, j’ai souvent aidé mes clients à renforcer la dimension relationnelle, à créer un sentiment d’appartenance et à cultiver le dialogue pour qu’ils réussissent leur projet de transformation. Cette dynamique collective, cette motivation à unir ce qui est séparé et cette envie de se connecter… cette dynamique relationnelle, je l’appelle – en m’inspirant de Paul Tillich – « la force d’Amour »*.

Même si cette dimension d’Amour est souvent manquante au sein des équipes que je rencontre et même s’il est absolument indispensable de la renforcer dans tout accompagnement, je me suis aperçue que le fait de « se sentir unis et connecté » ne suffit pas pour créer de nouvelles réalités et de nouvelles réussites.

Pour réussir, une équipe doit aussi croître, atteindre ses objectifs, influencer son environnement et devenir un véritable acteur de son organisation. Cette force d’existence, ce désir de laisser une empreinte, cette envie de créer une nouvelle manière de réussir, cette force d’accomplissement – en m’inspirant toujours de Paul Tillich –  je l’appelle « la puissance du Pouvoir »*.

Quand une équipe doit faire face à des enjeux et des contraintes importants, ces deux forces, Amour et Pouvoir, s’opposent, s’annulent et génèrent des conflits surtout si elles ne sont pas consciemment abordées :

  • parfois la question du pouvoir est évitée mais influence les échanges et les décisions,
  • parfois le dirigeant « utilise son pouvoir », impose son point de vue et l’équipe est contrainte à suivre. Alors le pouvoir d’accomplissement se transforme en agression, obligation et « pouvoir sur »,
  • parfois, une équipe veut à tout prix préserver un consensus, un sentiment d’unité, ce qui l’empêche de réaliser ses objectifs ambitieux.

Comme l’a dit Paul Tillich : « le pouvoir sans amour est inconscient et abusif,  l’amour sans pouvoir est affectif et anémique ». 

Il est donc indispensable pour toute équipe et tout dirigeant de se relier à un sens qui inspire, un sens qui indique la direction, un sens qui met les forces en œuvre.

Grâce au sens, les forces Amour et Pouvoir se complètent, se déploient et les transformations émergent et se réalisent.

Quant les dimensions de l’Amour, du Pouvoir et du Sens peuvent simultanément, elles permettent à toute équipe de rayonner de la joie de réussir ensemble.

Quel est l’axe que vous privilégiez ? Alors apprenez à soutenir l’autre pour engendrer une dynamique propice à votre transformation.

 

*Paul Tillich définit l’Amour comme le moteur vers l’unité de tout ce qui est séparé et le Pouvoir comme la motivation de tout ce qui est vivant à se réaliser soi-même avec une intensité et une extensité croissantes.

Voir aussi le livre de Adam Kahane, Pouvoir et Amour, Théorie et pratique des transformations sociétales.

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